VELO VINTAGE CILO


CILO = C=Charles, I remplacé par J=Jan, L= Lausanne, O= Oron village d’origine de la famille Jan.
Ce vélo de course Cilo type Hugo Koblet est des années 1954 1960.
«Je suis fière de voir perdurer mon patronyme»
Dix ans après la vente de Jan Autos pour un franc symbolique, Gloria Jan est fière de voir perdurer son patronyme sur le marché romand de l’automobile.
Doyenne de la famille Jan, Gloria n’a plus aucun lien avec les garages qui portent son nom. Elle se décrit comme un cheval à la retraite, qui aurait été mis au pâturage il y a plus de dix ans déjà.
Actionnaire à 49% avant la vente survenue en 2003, Gloria Jan résume en une phrase l’histoire du groupe familial lausannois: «Dans la famille Jan, il y a eu Charles, mon beau-père, qui a créé la société; Louis, mon mari, qui l’a développée et Claude, mon beau-fils, qui l’a vendue.» Les bicyclettes Cilo qui sortaient de la fabrique Jan ont également contribué à la renommée de la famille. Dès sa création dans les années 1940, la griffe avait rencontré un vif succès en équipant le champion du monde suisse Hans Knecht et ensuite HUGO KOBLET. La production des deux-roues, ainsi que l’importation pour la Suisse des pièces de cycles Shimano, ont perduré jusqu’à la liquidation du groupe en 2003.
A son apogée, en 1988, le groupe Jan comptait 280 employés et son chiffre d’affaires avoisinait les 113 millions de francs. La descente aux enfers a commencé dans les années 1990. Les raisons? ‘Une mauvaise gestion’, souffle Gloria Jan. ‘Un marché devenu trop concurrentiel’, détaille Michel Humbert, qui a repris la société Jan Autos et en est l’actuel directeur. Pour lui, le modèle d’affaires n’était plus tenable: «Les marges sur les voitures neuves ont diminué année après année et, en parallèle, le secteur automobile du groupe devait financer les pertes de la société Cilo.»
Pour un franc symbolique, Michel Humbert et son associé rachètent le garage de Lausanne. «Nous sommes repartis quasiment de zéro à une exception près: nous avons gardé le nom de Jan, explique le directeur. Nous avons procédé à une enquête dans la région et 70% des personnes interrogées étaient favorables au maintien du patronyme de la famille. Pour elles, Jan était encore synonyme de qualité, même après la débâcle.»

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